furent successivement introduites. Ces libertésétaient religieusement respectées par le pouvoiret l’aveu en fut même solennellement fait, dansla session extraordinaire des chambres, en Sep-tembre 1830, par un des plus grands énergu-mènes de la ligue.
Les libéraux raisonnablesnepurentdoncqu’êtresatisfaits. Si, d’après leur manière de voir la loifondamentale paraissait encore susceptible dequelques perfectionnemens, ils les voyaient sansregret ajourner à des tems plus opportuns.
Pour ce qui concerne les ultra-libéraux, uneexpérience a prouvé qu’ils ne sauraient s’accom-moder d’aucun gouvernement et que leurs théo-ries sont incompatibles avec un ordre social quel-conque. Pour être satisfaits, il faudrait quechacun eut le pouvoir supérieur à exercer etque nul d’entre eux fut dans le cas d’obéir.
La législation financière avait dû subir diversessais qui ne furent pas tous heureux. Nousavons démontré que celle peu avantageuse, oupour mieux dire, défavorable au Midi, établie en1822 , ne fut que le résultat de l’opposition dérai-sonnable qu’avait formée le parti ultra-libéral con-tre celle précédente qui, avec les dévcloppemensqu’elle devait recevoir, nous convenait mieux.
Depuis 1829 une nouvelle ère financière avaitcommencé pour nous, grâces à l’esprit de con-ciliation des provinces du Nord et à leur haute
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