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La Belgique et l'Europe, ou précis des événemens, arrivés dans le royaume des Pays-Bas, pendant le périod de 1815 - 1831
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ceux qui ne marchaient pas sous leurs bannières.Il était donc impossible quune contre-opinion selit jour. Dailleurs le nombre des journaux nonacquis par la ligue était si faible quils lurenthors détat de reluter les innombrables menson-ges et calomnies que les feuilles unionistes ré-pandaient journellement dans le public, lorsmême qu'ils seraient parvenus à se faire lirepar des personnes placées sous linfluence desfactions coalisées. Les journaux qui défendaientla cause de lordre navaient donc pour lecteursque les amis de cette cause et ne pouvaient parconséquent pas servir de correctif chez ceux quilisaient exclusivement les feuilles factieuses, etainsi la ligue était en possession dune espècede monopole de la presse périodique.

Peut-être que lexemple des calamités, quunjournalisme sans frein, soldé et dirigé par des fac-tions unies dans un but criminel, a attirées sur no-tre pays , engagera des hommes détat, amis desinstitutions généreuses, à récherchcr dans linté-rêt même de la liberté de la presse , la ligne dedémarcation à établir dans la législation sur cettematière, entre des écrivains qui, pour linstruc-tion et lagrément du public font paraître à desépoques indéterminées des ouvrages, et des hom-mes qui, faisant industrie et métier de la publi-cation dune feuille, en lancent journellementdes milliers dexemplaires dans le monde et peu-