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ceux qui ne marchaient pas sous leurs bannières.Il était donc impossible qu’une contre-opinion selit jour. D’ailleurs le nombre des journaux nonacquis par la ligue était si faible qu’ils lurenthors d’état de rel’uter les innombrables menson-ges et calomnies que les feuilles unionistes ré-pandaient journellement dans le public, lorsmême qu'ils seraient parvenus à se faire lirepar des personnes placées sous l’influence desfactions coalisées. Les journaux qui défendaientla cause de l’ordre n’avaient donc pour lecteursque les amis de cette cause et ne pouvaient parconséquent pas servir de correctif chez ceux quilisaient exclusivement les feuilles factieuses, etainsi la ligue était en possession d’une espècede monopole de la presse périodique.
Peut-être que l’exemple des calamités, qu’unjournalisme sans frein, soldé et dirigé par des fac-tions unies dans un but criminel, a attirées sur no-tre pays , engagera des hommes d’état, amis desinstitutions généreuses, à récherchcr dans l’inté-rêt même de la liberté de la presse , la ligne dedémarcation à établir dans la législation sur cettematière, entre des écrivains qui, pour l’instruc-tion et l’agrément du public font paraître à desépoques indéterminées des ouvrages, et des hom-mes qui, faisant industrie et métier de la publi-cation d’une feuille, en lancent journellementdes milliers d’exemplaires dans le monde et peu-