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vent par ce moyen exposer l’ordre public auplus imminent danger, s’ils s’associent aux en-treprises d’une faction intéressée à le renverser,ou si, dominés par le désir de procurer du dé-bit à leur marchandise , ils égarent les massespar de basses flagorneries et des doctrines sub-versives des droits légitimement acquis.
A Dieu ne plaise que nous veuillons répandrede la défaveur sur l’état de journaliste en géné-ral , nous savons trop bien, pour que nouspuissions avoir cette intention, combien il esthonorablement exercé dans les pays qui envi-ronnent le nôtre par des hommes consciencieuxdont plusieurs nous sont connus.
Mais la question que nous recommandons àl'examen des hommes d’état des pays constitu-tionnels , n’est pas une question de personnes,c’en est une de principes que, comme témoinset comme victimes, des maux que le journalismea accumulés sur notre patrie, nous nous croyonsen droit de soulever. En amis sincères de laliberté nous n’avons d’ailleurs d’autre but, entouchant cette corde délicate , que de provoquerune récherche de mesures propres à empêcherles faux amis de la liberté de la tuer par ellemême. Que ces derniers exercent sur nous leurcritique, peu nous importe! ils n’obéiront enceci qu’à leur triste besoin de repousser toutesles idées, qui tendent au maintien de l’ordre