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projet de loi, tendant à mettre des bornes auxexcès de la presse périodique que la précédenteloi, ainsi qu’il était facile à prévoir, avait plutôtencouragés que réprimés.
Cette* proposition donna aux amis de l’ordrel’espoir que des mesures seraient enfin prisespour contenir les agitateurs et faire cesser lesinquiétudes vagues, que leurs menées entre-tenaient dans les esprits. Cette attente fut en-core trompée: les membres de la ligue siégeantdans la chambre, sans oser justifier ouvertementle dévergondage de leurs journaux, surent sousle masque d’un liyprocrite respect pour uneliberté consacrée par la loi fondamentale, réduireles propositions du Gouvernement au point quela nouvelle loi fut à peu près aussi impuissanteque celle quelle remplaçait, aussi la presseresta-t-elle après, ce qu’elle fut avant.
Nous avons souvent entendu soutenir que lapresse porte son correctif avec elle : ce cas peutexister dans d’autres pays, mais bien assurément >
il n’a pas eu lieu dans nos provinces méridio-nales. Il est notoire que chez-nous deux factionscoalisées se sont emparées, comme nous l’avonsdéjà dit, de la presque totalité des journaux etont mis à l'index chez leurs affidés et partisans (1)
(i) Le parti-prêtre surtout défendait rigoureusement qu’ou lutd’autres feuilles que celles de l’union, recommandant toutefois depréférence les anciens journaux de la congrégation. L’on sait dequel poids une pareille défense est eu Belgique.