Le moment de la discussion du budjet décen-nal étant venu, les factions unies firent d’in-croyables efforts pour en obtenir le rejet, etleurs journaux redoublèrent d’audace pour leseconder , menaçant les députés, qui voteraientpour les propositions du ‘Gouvernement, de leshonnir et de les baffouer, (ce sont leurs propresexpressions) calomniant et invectivant de la ma-nière la plus grossière ceux à qui ils supposaientassez de courage pour ne suivre dans leurs vo-tes que l’impulsion de leur conscience.
Malheureusement quelques dispositions despro-jets de loi de finances parurent susceptibles decritique et fournirent ainsi aux factieux lesmoyens d’en empêcher l’adoption.
La presse périodique ayant rompu absolumenttous les freins et étant devenue dans les mainsdes factieux un véritable coupe-gorge et un équi-valent à la faculté qu’on laisserait à des indivi-dus de débiter sur les places publiques, commedes remèdes, des substances vénéneuses ; le Roi sevit forcé d’adresser à la seconde chambre unmessage que nous rapporterons à la fin de ceprécis, pour exposer aux représentans de la na-tion la situation intérieure du Royaume et de-mander leur concours pour préserver le pays desmaux dont il était menacé par une réunion d’hom-mes pervers.
A la suite de ce message était un nouveau