êLre, pour ainsi dire, plus qu’honmie. 11 doitdonc paraître étrange à tous les Belges impar-tiaux (et le nombre en est heureusement grand)que , malgré l’esprit de conciliation, dont le Rois’est toujours montré animé, malgré les nom-breuses preuves de patience de longanimité, nousdisons même d’abnégation, qu’il a données, cePrince ait pu conserver à l’étranger l’injusteréputation d’opiniâtreté, que lui avaient laite àl’intérieur des ennemis, dont de tous tems lacalomnie était l’arme favorite. Les faits qui de-vaient motiver une opinion contraire étaient par-tout patents, notoires et il suffisait pour ne pass’y tromper de les suivre avec une attention très-ordinaire , comme nous les avons suivies, qui n’é-tions également que simples spectateurs du drame<pii se jouait depuis seize ans, dans notre pays.
Nous n’avons pas fait mention encore d’unedes plus grandes concessions faites par le Roi,nous voulons parler du licenciement des régimensSuisses qui étaient au service du Royaume.
Les factions unies voyant dans la présence deces troupes un obstacle majeur à la réalisationde leurs pernicieux desseins, insistèrent vive-ment sur leur renvoi, et le Monarque toujoursguidé par des motifs de conciliation et d’écono-mie , consentit à se désaisir de ce moyen demaintenir l’ordre légal. Certes il ri y avait paslà de Vopiniâtreté.