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la fois précédente. Beaucoup de personnes, s’é-tant apperçues qu’on les avait trompées alors , nevoulurent plus signer , d’autres déclarèrent qu’onavait surpris leurs signatures, enfin un certainnombre d’babitans firent des contre pétitions oùils déclamèrent surtout avec force contre l’éman-cipation ou la liberté illimitée de l’enseignement.
Mais tout ceci n’apporta aucun changement àla marche des factieux; afin de faire prospérerleur système de parjure et de trahison, ilsimaginèrent de créer, au moyen de contributionsvolontaires , ce qu’ils appelaient , une caisse na-tionale destinée à indemniser les fonctionnaireset employés qui par suite de leur connivence aveceux perdraient leurs places. Cette dernière cir-constance dût répandre un grand jour sur lesprojets des conjurés; mais ce qui les mit com-plètement en évidence ce fut la saisie faite,par autorité de justice, d’une correspondance quiavait eu lieu entre l’athée le plus prononcé, l’adver-saire le plus acharné du catholicisme (que pourson approbre le parti-prêtre s’est associé) (1) etun être abject (2) qui, après avoir été tiré par
(1) D’après la correspondance ci-dessus mentionnée les jésuitesavaient même fait faire à cet homme la proposition formelle del’admettre dans leur ordre.
(2) La loi que nous nous sommes faite d’éviter toute espace depersonnalité nous empêche de nommer ce misérable. Le méprisdes générations futures ne l’attend pas moins , et celui de ses con-temporains le couvre déjà.