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celles de 1829, dans l’espoir de procurer à laligue une majorité qui réjetterait le budjet dé-cennal, dont la discussion devait avoir lieu dansla session des états généraux de la même année.
Nous n'entrerons pas dans les détails dégou-tans des honteuses intrigues par lesquelles lesfactieux ont cherché à parvenir à leur but : ilnous suffira, pour donner une idée de ce quis’est passé à cette époque, de dire : que les assem-blées provinciales, spécialement celles de l’ordreéquestre furent pour la plupart de véritablesclubs démagogiques; que l’inlluence, que s’arrogè-rent les ligueurs sur les élections, fut plus ty-rannique encore qu’en 1828, et que les choix s’enressentirent fortement ; que quant aux délibé-rations des états provinciaux, elles portaientle même caractère d’inconstitutionnalité qu’el-les avaient eu l’année précédente , surtout ence que dans plusieurs l’autorité royale fut ou-vertement méconnue et que la plupart avaientencore des affaires générales du royaume pour-objet.
Pour essayer d’effacer l’impression favorableque la tournée du Roi avait produite sur les po-pulations , les ligueurs résolurent d’organiser cequ’ils appelèrent le répéiiiionnement pour lequelils eurent recours aux mêmes moyens de fraudeet de déception qu’ils avaient employés lors dupremier , et en obtinrent moins de résultats que
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