9(3
donné en face dn Monarque à cens, qui ne ces-saient de les représenter comme agitées et mécon-tentes, n’ent donc d’autre effet sur les factieuxque de les rendre plus furieux et plus entre-prenons. Leurs journaux, participant à leur fu-reur et à leur audace , adoptèrent un langageet suivirent une marche dont on trouve à peinedes exemples dans les feuilles révolutionnairesfrançaises de 1797. Non seulement les foncti-onnaires et les simples citoyens, que l'on déses-pérait d’entraîner dans le système de félonie, dedésaffectionnement et de trahison que la ligueavait organisé, furent outragés et calomniés dela manière la plus atroce; le Roi lui-même,pour qui l’on avait feint encore jusqu’alors uncertain respect, se vit exposé aux attaques lesplus odieuses et les plus téméraires de la partde ces forcenés.
Pour ne rien laisser intact de tout ce quidevait être.respectable et sacré parmi nous, lesfactieux, après avoir vainement tenté de désu-nir l’héritier du trône avec son auguste père,dirigèrent également contre lui leurs traits cn-vénimés et répandirent sur son compte des ca-lomnies qui remplirent d’indignation et de dégoûttoutes les âmes honnêtes.
Les efforts que firent les factions unies en1828, à l’effet de s’emparer des élections, furentrépétés et pour ainsi dire, redoublés pour