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dont la ligue avait usé à son égard, elle voulaitl’en dédommager.
Des hommages multipliés, libres et portantle caractère de la plus grande sincérité, que re-çut le Roi sur son passage dans toutes les pro-vinces, et pendant son séjour dans les villes, leMonarque dut conclure avec raison, que les pré-tendus griefs articulés dans les pétitions et répé-tés par la presse factieuse n’étaient que le faitd’une poignée de malveillans, qui s’efforcaientd’agiter le pays pour satisfaire leurs vues particu-lières. Ayant d’ailleurs acquis des preuves nom-breuses des menées par lesquelles on avait ré-solu de pousser les masses au désaffectionnementet finalement à la révolte , le Roi en exprimasa A r ive indignation et les qualifia d’infâmes.
A cette occasion se passa un fait que l’on au-rait de la peine à croire possible, s’il ne se futpas passé en face de tout un pays , c’est, queles ligueurs, au lieu d’être déconcertés par lamanifestation du juste mécontentement du Sou-verain , poussèrent l’audace et le cynisme au pointde s’en glorifier et de créer un ordre des infâmes.
C’est ainsi que cette réunion d’hommes per-vers , non contente de fausser toutes nos insti-tutions pour les renverser ensuite, chercha mêmeà éteindre parmi le peuple tous les sentimensde décence et de pudeur publique.
Le démenti solennel que les masses axaient