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venus de jour en jour jilus insupportables, unprojet île loi lut proposé à la seconde chambre,pour les réprimer ; ce projet renferma aussi laproposition d’annullcr l’arrêté d’Avril 1815 dontnous avons parlé ci-dessus.
Le besoin d’une législation répressive de l’ex-cessive licence des journaux était vivement sentipar tous les hommes , qui possédaient les moin-dres notions de ce que l’on appelle ordre etmorale publics, et cependant les voeux nom-breux manifestés à cet égard restèrent sans effet.Les députés enrôlés sous les drapeaux de la ligueet les journaux de celle-ci parvinrent, par leurastuce, leur vocifération et leurs menaces, à con-vertir par des amoridemens successifs le projeten un véritable Bill d'impunité pour le journa-lisme , et pour tous les écrivains en général quiavaient pris à tâche de sapper l’ordre légal.Par la loi intervenue le pouvoir se trouva doncà peu près sans défense contre les entreprises desconjurés; parce que , rapportant d’une part l’ar-rêté contre les complots, elle contenait de l’au-tre des mesures tellement dérisoires, que les atta-ques de la presse n’en devinrent que plusaudacieuses et plus furibondes. Cependant lamarche hostile des factions liguées et les abomina-tions, que leurs feuilles continrent journellementcontre le gouvernement, ne découragèrent pasle Roi. Trop loyal, trop bon et présumant