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conde chambre , tant dans l’intérêt de sa propredignité que dans celui de la justice , de l’ordreet de la morale publique, les répousserait. 11en lut tout autrement; les ligueurs, qui siégeaientdans la représentation nationale, prirent, avecune chaleur qui approchait de la véhémence, ladéfense de ces oeuvres de fourberie et de dé-ception , et après des débats longs et scanda-leux , ils en obtinrent le dépôt au greffe.
On se tromperait cependant si l’on voulait in-férer de cette décision, que la majorité toute en-tière , qui la porta, fut dévouée à la cause desconspirateurs; loin de là, beaucoup de membresne votèrent pour le dépôt que pour échapperaux attaques abominables que les journalistes desfactions unies dirigeaient sans cesse contre ceuxqui ne votaient pas dans leur sens, et qui semontrèrent disposés à défendre l’ordre légal;aussi pouvait-on dès ce moment envisager lesystème représentatif comme faussé, parce qu’iln’y avait plus, ni liberté d’élection, ni libertéde x r otes.
Nous n’entendons néanmoins pas justifier, parl’observation qui précède, les députés qui danscette grave circonstance cédèrent au sentimentde la crainte ; nous croyons au contraire, qu’ens’y laissant aller, ils ont à la fois trahi la causede l’ordre et violé leurs sermons.
Les excès de la presse périodique étant de-