90
Les connaissances requises manquaient-elles ànos concitoyens? ne présentaient-ils pas à laconfiance du pouvoir des titres suffisons ? Nousne voulons pas l’examiner; mais nous constatonscomme un l’ait, que la plupart des places dansnos provinces lurent occupées par des hommesde l’intérieur de la France et nous ajoutons, quenous n’avons guère entendu alors articuler desplaintes à ce sujet.
11 n’y a nul doute que, dès la création de no-tre Royaume, le Gouvernement n’eût voulu sui-vre une marche différente ; mais la déplorableopposition du parti-prêtre à la loi fondamentaleet la défense de prêter le serinent voulu par elle,ayant empêché une foule de personnes d’accep-ter des fonctions ou des emplois, il fallut bienque le pouvoir cherchât des fonctionnaires et desemployés où il put les trouver, pour faire mar-cher la machine politique, que ces Messieurs vou-laient arrêter tout court, en la privant de rouage.
De cette circonstance il a pu résulter quel-ques disproportions entre le nombre des em-ployés du Nord et du Midi; mais nous tenonspour certain qu’elle n’a jamais été fort sensible.Elle aurait d’ailleurs successivement cessé d’exis-ter , c’est à dire à mesure que les emplois pri-mitivement occupés seraient venus à vaquer.
Quant aux grades militaires, il est juste delaire observer, que beaucoup d’officiers sont ren-