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La proportion dans laquelle chacune des gran-des divisions du royaume devait être représentéedans la chambre élective ayant été fixée par laloi fondamentale, il ne dépendait pas du gou-vernement d’y rien changer.
D’ailleurs le grief articulé à cet égard, était,à ce qu’il nous parait, fondé sur un principeerronné. Nous avons toujours pensé, et nousne croyons pas nous tromper, en soutenant, quece ne sont pas fos individus ; mais les intérêtsqui doivent être représentés (1 ). Or nous pen-sons que les intérêts du Nord, en faisant entreren ligne de compte les colonies, offrent, au moinsla même importance que ceux du Midi.
La collation des fonctions et des emplois est,à bien prendre, plutôt une question de person-nes, que de principes. Il faut d’abord que ceuxqui demandent des places possèdent les connais-sances nécessaires pour les gérer, et qu’en se-cond lieu ils ayent des titres à la confiance dupouvoir à qui le droit de nommer est dévolu.
Nous ignorons pour quels motifs le Gouverne-ment français avait fait occuper par des indi-vidus de l’intérieur la plupart des places, dansnos provinces et souvent même de très chétives.
(i) Celle opinion n’est peut-être pas partagée par les hommesqui veulent reconstituer les socie'tés politiques, ou, en d’autrestermes, les bouleverser. Ce sont sans doute les masses qui, d'aprèsleur système, doivent cire représentées parce qu’ils en ont besoinpour se faire prévaloir.