Du reste la demande eu laveur du libre usagede la Langue française dans les affaires publi-ques n’était pas le l'ait du pays, elle n’était quel’oeuvre de quelques gens d’affaires et d’un petitnombre d’étrangers admis chez nous à titre d’hos-pitalité.
L’arrêté du mois d’Avril 1815, ayant pour ob-jet de réprimer les complots contre le reposintérieur et la sûreté extérieure de l’état, futpris dans des circonstances extraordinaires et de-vait cesser avec les causes qui l’avaient motivé.Ce fut une mesure d’exception dont les vraisamis des principes constitutionnels pouvaientraisonnablement désirer l’abolition. Cependant,pour être conséquent, il fallait examiner axamttout, si les causes, à qui elle devait son exis-tence , avaient réellement disparu ; or un coupd’oeil sur la situation intérieure de nos provin-ces du Midi jrouvait démontrer à l’observateurle plus superficiel, qu’au lieu d’avoir cessé, elless’étaient aggravées. En effet la marche des fac-tions, l’union qu’elles opérèrent entre elles etle mode même qu’elles adoptèrent pour fairevaloir leurs prétendus grièfs , toutes ces circon-stances prouvèrent qu’il y avait complot contrela paix publique, et l’instance avec laquelle onréclama le rapport de l’arrêté démontra qu’ilgênait beaucoup les meneurs. 11 y avait donc ànotre avis de graves motifs de le maintenir.