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française que l’immense majorité des liabitans11e comprenait pas; nous eûmes souvent occasionalors d’entendre des particuliers se plaindre àce sujet ( 1 ).
Oui aurait donc pu s’attendre à ce que l’ontransforma en sujet de grièf la mesure que leGouvernement à prise de déclarer officielle lalangue , que tout le monde parle et dans laquellese traitent toutes les affaires particulières, et dene plus admettre comme telle la langue fran-çaise , que dans nos provinces flamandes bienpeu de personnes comprennent, surtout dansles campagnes.
C’est néanmoins ce qui est arrivé. On poussales mêmes clameurs contre l’arrêté qui ordonnait,que dans les pays flamands on se servirait, poul-ies affaires publiques de la langue flamande,comme si le pouvoir eut voulu introduire l’usagedu Hollandais dans les provinces wallonnes.Il est vrai, que dans scs correspondances avecnos provinces flamandes le gouvernement se ser-vit de la langue usitée dans la partie septentriona-le du royaume; mais ce n’était pas pour nous unlangage étranger, parce que l’idiome hollandaisne diffère principalement de l’idiome flamand quedans le mode de prononciation : la langue écriteétant sensiblement la même dans les deux idiomes.
(i) Les mêmes plaintes se font encore entendre aujourd'hui dansles Liaudrcs et dans la province d'Anvers.