Ce prétendu grièf mettait, plus que tous lesautres, en évidence l’intention de la ligue de ren-dre le pouvoir odieux à des masses ignorantes etsusceptibles d’être fanatisées au plus haut point,et d’en faire un jour des instrumens pour l’exé-cution de ses sinistres desseins.
La même mauvaise foi qui dicta la pétitionpour la liberté de la réligion suggéra aussi celleen faveur de la liberté de la presse: nous rappor-terons à la lin de ce travail une série d’extraits desjournaux soldés par les factions unies, qui prou-vera , mieux que tout ce que nous pourrions di-re , cpiel était non pas le dégré de liberté ; maisde licence où était parvenue la presse périodi-que , alors que des hommes conjurés contre lapaix publique en réclamaient l’émancipation.La lecture de ces extraits fera naître, nous n’endoutons pas , chez tous les hommes , qui ont con-servé le moindre sentiment de ce qui est justeet honnête, l’indignation et le mépris contre leramas de misérables, qui ont déshonoré à cepoint une de nos plus précieuses libertés.
L’inamovibilité des juges devait résulter de l’or-ganisation définitive de l’ordre judiciaire, et cel-le-ci de l’adoption des codes, dont une commis-sion et les chambres s’occupaient assidûment.
La ligue savait très-bien qu’il n’y avait pasd’autre marche à suivre ; mais il entrait dansson plan de multiplier les imputations odieuses