73
de signer et en attaquant en style de halle lesfonctionnaires qui cherchèrent à opposer unedigue aux menées de l’uiiion que les folliculairesproclamaient comme la source de tout bien,tandis qu’à les entendre il ne pouvait venir dugouvernement et de ses agens que du mal poul-ie pays.
Nous allons maintenant examiner les soi-disantgrièfs , qui ont motivé les clameurs des factieux,et les pétitionne mens dont nous venons de parler.
L’impôt sur la mouture était le principal lé-vier par lequel la ligue cherchait à remuer lapopulation. Nous avons dit qu’en général lalégislation financière laissait à désirer, tant sousle rapport du choix des matières imposables, quesous celui des formes fiscales qu’elle avait éta-blies (1).
Nous avons surtout exprimé nos regrets surl’introduction du droit sur la mouture qui, bienqu’il fut reçu sans aucune répugnance par lesprovinces du Nord, était entièrement impopu-laire dans celles du Midi. Mais nous avons, pourêtre justes et vrais, dû ajouter: que depuis quecet impôt, de quotité qu’il était, fut convertien impôt de répartition, pour les campagnes etles villes d’un ordre inférieur, il avait tout à
(1) I/on ne perdra pas de vue que ce système de finances n J aété adopté que lorsque le parti ultra-libéral avait repoussé avec uneaveugle obstination le précédent qui nous convenait mieux.