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» Nous avons besoin de force signatures,” écrivitun noble personnage à un autre que par erreuril croyait membre de l'union: » attachez-vous doncs> à nous en 'procurer lapins grande quantité que«possible , et ne vous arrêtez pas à la qualité.”
Cej>cndant, quoique obsédée par les factieux,l’immense majorité des habitons refusa de signerles pétitions; beaucoup meme les repoussèrent,avec toutes les démonstrations d’un profond mé-pris. Aussi la ligue n’a-t-elle pu produire endeux fois, sur une population de quatre millionsque 79,000 a 80,000 signatures , dont les deuxtiers au moins étaient extorquées ou supposées.
Si les puissances qui se sont crues en droit derégler nos destinées, du moins celles qui n’ont pasd’intérêt à la ruine de notre pays, avaient fait at-tention à cette circonstance, elles y auraient trouvél’exacte mesure de la force des deux factionsunies à qui, pour notre malheur, comme pro-bablement pour le leur propre , elles n’ont pashésité à accorder leur appui.
Les manoeuvres, qu’employa la ligue pour faireréussir le pétitionnement, furent secondées parla presse factieuse, par les moyens qui lui sontpropres; journellement elle publia, en l’exagé-rant quelquefois au double ou au triple, lenombre des signatures obtenues, et combla d’é-loges les signataires, et menaçant de faire con-naître les noms des citoyens cpii avaicnL refusé