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11 e . Une égalité proportionnelle entre ces mê-mes divisions dans la collation des emplois pu-blics.
Tels furent les principaux points sur lesquelsportaient les pétitions et que les factieux appe-laient leurs griefs. Nous les examinerons, aprèsavoir fait connaître les manoeuvres qui ont étéemployées pour obtenir des signatures.
H est rare que les hommes les plus perversne conservent un reste de respect humain, quiles porte à déguiser leurs mauvaises actions : lesligueurs se crurent dispensés de suivre cet cxcnn-ple. Les pétitions, signées d’abord par un cer-tain nombre de factieux, lurent colportées demaison en maison dans les villes et dans les campa-gnes. Les collecteurs de signatures, parmi lesquelsse trouvaient des Comtes, des Barons, des Cu-rés et des Vicaires, ne négligèrent pas d’entrerdans les plus chétives cabanes pour augmenterle nombre des signataires. Les sept huitièmes deceux à qui ils s’adressaient, ne comprenaient rienaux choses pour l’obtention desquelles on venaitles faire pétitionner ; beaucoup n’en avaient mêmejamais entendu prononcer les noms; quand ilsdemandaient des éclaircissemens , on leur disait :que les pétitions avaient pour objet le maintiende la réligion catholique et la diminution desimpôts, et principalement la suppression de celuisur la moulure etc. Lu général on ne mettait
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