des intérêts spéciaux de leurs provinces, furentpoussées par les factieux hors de leur sphère con-stitutionnelle et entraînées à délibérer sur beau-coup de matières qui rentraient exclusivementdans les attributions du pouvoir législatif, et à enfaire l’objet de pétitions au Roi, conçues pourla plupart en termes moins sollicitans qu’impé-ratifs. En suivant cette marche, la ligue avaitle double but d’acquérir de la popularité et dedésaffectionner les masses.
Dans quelques provinces on poussa l’audacejusqu’à interdire aux états députés l’exécutionde tel ou tel acte émané de l’autorité royal,sous prétexte qu’il n'était pas constitutionnel.
On se tromperait néanmoins, si l’on pensaitque les factieux avaient obtenu les résultats dela conviction de tous ceux qui avaient voté dansleur sens : cette conviction manquait chez la gran-de majorité; mais beaucoup étaient dominés parla crainte de se voir, en votant différemment in-juriés et vilipendés par les feuilles unionistes,et d’autres suivaient aveuglement l’impulsionque leur donnait la ligue, n’étant pas même enétat de bien saisir les questions que l’on discutait.
Ces deux dernières catégories de députésétaient sans doute bien au dessous de leur mission.Cependant la même chose arrivera dans tous lespays qui ont reçu des institutions que le grandnombre n’est pas en état de comprendre, et tel
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