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des avantages et des prérogatives qui appar-tiennent à d’autres tems , et que tout hommesensé doit considérer comme irrévocablement per-dus (1).
Ce fut bien certainement une méprise gravede la part de la noblesse, d’avoir livré à des chan-ces incertaines les avantages dont elle jouissait ;mais nous ne savons plus comment qualifier leparti qu’elle a prise d’afficher les déhors et de par-ler le langage du plus dégoûtant Jacobinisme: c’é-tait plus que déroger à sa dignité. Il pouvait con-venir à une société soi-disant réligieuse, à qui tousles moyens sont bons , s’ils conduisent au but, d’ar-borer les couleurs de 1793; de sa part rien n’é-tonne ; mais figurer dans cette indigne mascaradec’était, pour des nobles, il faut bien trancher lemot, une véritable dégradation dont il leur seradifficile de se relever, quelle que soit la tournureque prendront les événemens.
On prévit que les intrigues des factions unieset les vociférations de leurs journaux exercèrentune fâcheuse influence sur les états provinciauxdans leur session de 1828, et l’événement nejustifia que trop cette prévision.
Ces assemblées qui ne devaient s’occuper que
(i) Il est digne de remarque que dans leurs ventes d'immeubles,les nobles continuaient à donner aux biens, qu’ils aliénaient dansnos provinces , la qualification de terre seigneuriale et qu’ordinai-rement ils faisaient à leur profit la réserve éventuelle des anciensprivilèges, tels que: chasse, pèche etc.