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d’une rare perfidie, sans cesse répétées par les feuil-les unionistes, durent l'aire impression sur un cer-tain nombre d’individus; en effet il n’en pouvaitguère être autrement, le commun des hommesne sachant que rarement apprécier le présent,et étant en général assez disposés à se faire illu-sion sur l’avenir. D’ailleurs il faut un certaindégré de discernement, qui n’est pas donné àtout le monde, pour ne pas être entraîné quandon entend journellement dire avec l’accent em-prunté à la conviction, que tout est au plusmal , tandis que tout pourrait être au mieux.L’on est déjà bien parvenu à persuader à la lon-gue à des personnes qui se portaient bien, qu’cllcsétaient malades.
Nous nous bâtons d’affirmer , que néanmoinsl’immense majorité de la population, et parmielle surtout la partie active et productive, quiconstitue réellement la société, eut le mérite dene point céder à ces suggestions perfides.
La classe, qui se montra le plus susceptibled’entraînement, fut celle des jeunes avocats, dontnos trois universités méridionales nous avaient,depuis une douzaine d’années, si amplement pour-vus, que le génie de la discorde, malgré sonactivité n’aurait su faire naître assez de procèspour occuper la moitié de cette jeunesse ardenteet désireuse d’utiliser son savoir. Qu’on veuillenous permettre une courte digression rélative-