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ment à la partie de cette classe intéressante denos concitoyens que, pour s’être laissée pousserdans une fausse route, nous sommes plus dispo-sés à plaindre qu’à blâmer.
Le désir d’améliorer sa position et de s’éleverest à la vérité inné à chaque homme; mais àaucune époque on n’a vu, comme depuis quinzeà vingt ans, un nombre si considérable déjeu-nes gens des classes moyennes et inférieures sejeter dans la carrière du barreau, au lieu d’em-brasser les professions parfois pénibles; maistoujours honorables de leurs pères.
La fortune de beaucoup de ces derniers n’ayantpu fournir à toutes les dépenses qu’occasionnaientles éludes de leurs fils , le gouvernement, toujoursempressé d’aider et de sécourir, créa de nom-breuses bourses, qui furent presqu’ entièrement•absorbées par les élèves des facultés de droitet de médecine de nos trois universités.
Cette générosité du gouvernement fit grossirtous les ans la masse de ces élèves, et les pro-motions au doctorat ayant eu lieu dans la mêmeproportion , la société se vit continuellement en-richie (nous serions presque tentés de dire, em-barrassée) de plusieurs centaines de légistes.
Mais après l’achèvement de leurs études denouveaux, embarras se présentèrent pour eux; leurspareils ne pouvant pas pourvoir à leurs moyensd’existence, ces jeunes gens se virent pressés par le