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leurs conciliabules ; cette précaution n'empêchatoutefois pas qu’ils fussent connus.
Le premier soin des factions unies fut de s’em-parer de la presse périodique, afin de la diri-ger dans le sens de leurs projets: à cet elfetelles prirent non seulement à leur solde la plu-part des journaux qui s’imprimaient dans lesprovinces méridionales ; mais en firent encorecréer plusieurs nouveaux. Les caisses de la con-grégation en firent les frais. Si précédemmentle ton de la majeure partie des feuilles publi-ques de nos provinces du Midi fut licencieux,il dégénéra dès ce moment en un véritable dé-vergondage. Les actes des autorités et les per-sonnes des fonctionnaires connues par leur atta-chement à l’ordre légal furent, d’après les in-spirations de l’union, attaqués journellement avecun cynisme dont on n’avait pas eu d’exemples jus-qu’alors dans notre pays.
Pour grossir le nombre de ses partisans, laligue fit un apjjel à tous les intérêts opposésà l’intérêt général, à tous les préjugés, et àtoutes les passions; elle disait à la partie laplus dévote et la moins éclarée de la popula-tion: b le gouvernement veut détruire la religionb catholique, il faut vous unir à nous pour lab sauver;”
Aux contribuables: b les charges publiques sont» insupportables ; nous tâcherons de les alléger;”