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Quelque différentes que fussent les lins aux-quelles les deux factions voulaient arriver, ellesfurent d’accord sur un point, celui du renver-sement de l’ordre social existant, et en consé-quence elles convinrent de réunir leurs effortspour atteindre ce premier but, sauf à chacune àreprendre et à suivre après sa marche particulière.
Il n’y a nul doute que les premières démar-ches n’ayent été faites par le parti ultramon-tain pour la formation de cette alliance mon-strueuse d’élémens les plus hétérogènes où l’onvoyait figurer, l’athéisme (1) le plus prononcé, àcôté du fanatisme religieux le plus intense ; l’im-moralité la plus profonde, à côté du plus extra-vagant rigorisme j enfin le libéralisme le plusexalté, à côté de la haine la plus implacablecontre tout ce que l’on appelle institution géné-reuse. C’est sous les coups de cette réunion deTartuffes de réligion, de morale et de politique,que devait tomber notre édifice social.
Pour mieux tromper le public, les conjurés(cor c’en étaient de véritables) prirent le titred’association constitutionnelle. Malgré l’appa-rent penchant des ultra-libéraux pour la publi-cité, l’union enveloppa d’un profond mystère lesnoms de ses membres, et les lieux où se tinrent
(t) L’auleur (Je la vie (le St. Pie V et du Cardinal Scipion deRicci était aussi membre de cctle hideuse union, lui ? qui dans sacorrespondance intime avecT........ appelait ihéoplia^es la fraction
dévoie des unionistes.