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sut obtenir de la confiance du Roi un des chefsecclésiastiques nouvellement nommés, lequel avecla flexibilité d’un serpent parvint à se glisser jus-ques dans le cabinet du Monarque.
Quant à l’influence du Roi dans les nomina-tions des Evêques, il est évident qu'on ne laregarda à Rome que comme une affaire de formeet qu’au fond.
Mais qu’est-il besoin de nous étendre en rai-sonnemens à ce sujet? qu’on lise les mandemenset les leLtres pastorales qui ont paru dans nosprovinces depuis la révolte, et l’on jugera facile-ment les hommes que le St Siège a honorés de sapréférence et les motifs qui ont dicté ses choix.
Si la convention avec la cour de Rome etl’arrêté sur l’instruction cléricale causèrent unsentiment pénible à tous les hommes éclairés,ils produisirent l’effet le plus fâcheux sur leparti ultra-libéral, en ce que ce parti, outré desconcessions (pie l’ultramontanisme venait d’ob-tenir , se déclara dès ce moment en tout et partout contre le pouvoir du ton le plus passionné.
De son côté le parti-prêtre ne tint au gou-vernement aucun compte des immenses sacrificesqu’il lui avait faits : au contraire, tandis quele Pape(l) déclarait que le Roi avait fait tout
(t) Cette déclaration du St. Père a fait naître chez beaucoup depersonnes la question de savoir , quelle marche peut avoir suiviePaient du pontife pics de la cour des Pays-Bas, sous les yeux du-