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Un pareil acte caractérise à la fois la tendanceultra-montaine et le négociateur qui a osé leproposer à l’acceptation de son Souverain. Ilcausa un sentiment d’autant plus pénible àtoute la partie éclairée de la population, quele St. Siège dans son motu proprio , publié pourl’église catholique de Prusse, s’était contenté destipulations beaucoup moins préjudiciables auxdroits du Monarque, et que ce qu’il avait réglé* lui-mcine pour un pays voisin du nôtre, semblaitdevoir être rendu applicable à celui-ci.
Ce traité dut mettre le Roi dans un véritableétat de perplexité. Placé entre le désir de calmerun parti aussi exigeant que turbulent, et le de-voir de soutenir les droits de sa couronne et lesinstitutions libérales du pays contre les entre-prises de ce même parti, trouvant d’ailleurs, àce que l'on a assuré dans le tems, les avis très-partagés dans son conseil sur la déterminationà prendre, le Monarque ne pouvait qu’éprou-ver de graves embarras. Un Prince catholiquen’aurait pas hésité un instant à refuser sa sanc-tion à un tel traité ; mais un protestant pouvaitcraindre qu’on n’attribuât sa résolution négativeà des préventions, ou à des motifs d’intolérance,et c’est ce qui serait advenu dans le cas particu-lier à l’égard du Roi des Pays-Bas, contre lequella Congrégation avait déjà répandu sous ce rap-port les plus atroces calomnies. D’ailleurs les
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