50
Aussi ces négociations marchèrent lentementet, ce qui les entrava principalement, ce fut lacorrespondance que les chefs du parti-prêtreentretinrent directement avec Rome.
Nous ignorons dans quelles dispositions le né-gociateur du Roi est parti pour l’Italie; mais ,si l’on devait en juger par la conduite qu’il atenue depuis son retour envers le Souverain quilui avait donné une si grande marque de confi-ance, on est porté à les croire peu favorables à ^la cause monarchique, qu’il était chargé de dé-fendre contre les prétentions d’un pouvoir, detout tems envahisseur de la puissance temporelle.
Beaucoup de personnes augurèrent déjà malde sa mission avant son départ pour Rome ; lesappréhensions augmentèrent, quand on sut dequelles personnes le noble Comte fut entourépendant le tems qu’il s’arrêta à Paris, lors-qu’il se rendit à son poste.
Malheureusement les craintes, que l’on avaitconçues sur le résultat des négociations, se chan-gèrent bientôt en réalités.
La convention conclue avec la cour de Romeétait entièrement à son avantage. Le collège phi-losophique y fut sacrifié ; l’instruction cléricaledéclarée indépendante de la puissance temporelleet l’influence du souverain sur la nomination desEvêques et de leurs chapitres rendue dérisoire ouplutôt nulle.