qui en est l’objet et qui est si digne d’être heu-reux, eut continué à l’être. Dans ce dernier casnous nous serions bornés à le vénérer en silence,pour ne pas nous faire confondre avec ces êtresqui ne savent comment assez flatter les Princesaussi long-tems que le bonheur les environne.
Nous avons dit que les matières à procès con-tre des écrivains turbulens et factieux ne man-quaient pas dans notre royaume, cela est sixrai, que souvent les véritables amis de la li-berté prévoyant, où la licence de la presse nousconduirait finalement, déploraient la longani-mité que les gens du Roi montraient souventenvers les écrivains.
Il n’est pas sans importance de faire remar-quer qu’à mesure que le langage des journauxultra-libéraux devenait plus hostile contre lepouvoir, il mollissait dans la défense des mesuresque le gouvernement avait prises pour arrêterles progrès de l’ultramontanisme.
La situation intérieure du royaume dut néces-sairement influer sur les négociations avec unecour, telle que celle de Rome, habile à tirer pro-fit de toutes les circonstances, n’abandonnant ja-mais ses projets, n’accordant que ce qu’il luiest impossible de refuser, prenant tout ce qu’ellepeut avoir, et ajournant à d’autres teins les pré-tentions qu'elle ne peut pas faire valoir dans lemoment présent.