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nie du sol de la pairie, une insupportable ty-rannie allait la remplacer et comprimer la ma-nifestation de toute pensée libérale , etc. Toutesces virulentes déclamations ne se fondèrent pour-tant que sur ce que quelques jeunes gens exal-tés , à peine échappés des bancs de l’école avaientconfondu la liberté de la presse avec la licenceet avaient subi les condamnations que des écritscontraires à l’ordre public devaient leur attirer.
Nous saisissons cette occasion pour faire re-marquer que les poursuites judiciaires pour délitsde la presse furent si peu nombreuses chez nous,quoiqu’il y eût amples matières à en exercer,que nous croyons pouvoir admettre comme unfait avéré: qu’il y en a eu moins, pendant quinzeans, sous le règne du Roi Guillaume, qu’il n’yen a eu maintenant dans la seule ville de Parispendant trois mois sous celui du Roi citoyen etsous l’empire de la charte-vérité.
Cette remarque s’adresse spécialement à Mes-sieurs les libéraux Français qui, avec leur légè-reté habituelle ont applaudi et, jusqu’à un cer-tain point, contribué aux malheurs qui accablentdepuis plus d’un an le prince le plus généreuxet le plus libéral de son siècle, qui honoreraitpar ses éminentes qualités chaque trône sur le-quel il se trouverait assis. Cet hommage part dufond de nos coeurs; jamais il ne serait sorti denos bouches , ou de nos plumes , si le Monarque