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ceviaient l'instruction. C’est ainsi que fut traitéepar ce parti une création propre à rélé ver la con-sidération du clergé Belge , en faisant cesser parune instruction convenable la crasse ignorance parlaquelle se distinguaient surtout la plupart desjeunes ecclésiastiques , sortis des séminaires de-puis une quinzaine d’années, ignorance qui n'é-tait égalée que par leur intolérance et leur in-supportable rigorisme.
1\élativeulent aux frères ignorantins ou frèressimples de l’ordre des jésuites (t), nous faisons re-marquer, qu’ils appartiennent à une corporationétrangère, dont le chef (2) réside en France et la
(1) M. le ministre de l’instruction publique de France a récem-raent fait uu pompeux éloge , à la chambre des députés, de cettecorporation , pour les services qu’elle rend à l’euseignement pri-maire. L’on pourrait faire observer à M. le ministre: que les jé-suites en avaient rendu aussi de bien signalés à l’instruction supé-rieure et que néanmoins leur compagnie fut reconnue dangereuse,comme nous soutenons que l’est celle de leurs frères simples. Nousajouterons que l’on peut se passer de frères ignorantins, quand on asu, comme cela a eu lieu chez nous, pourvoir le pays d’un nom-bre sufUsant d’excellents instituteurs, et que sur toute la popula-tion le quinzième individu reçoit l’instruction primaire.
ïl est probable qu’après avoir acquis une plus longue expérience,S. Ex se ravisera.
(2) L’on assure que le gouvernement, ayant exigé des frères igno-ranlins qu’ils choisissent pour leur chef une personne résidanteen Belgique , ils élirent un personnage d’un rang élevé dans lahiérarchie ecclésiastique, mais que l’on a découvert ensuite, quece personnage n’avait accepté sa nomination qu'en vertu d’uneprocuration que lui avait envoyée de France le supérieur de lacorporation.