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l’Europe ; mais nous citerons de préférence pourexemple la Prusse, premièrement, parceque, étantle pays le plus rapproché du nôtre, il est aiséde vérifier l’exactitude de nos allégations: ensecond lieu, parceque la Prusse appartient à laconfession évangélique, et enfin, parceque les af-faires ecclésiastiques de la partie catholique dece royaume ont été réglées, il y a une dixained’années, par un molli proprio du St. Siège.
Or le Roi des Pays-Bas aurait bien été endroit d’exiger que la même marche fut suiviedans son royaume pour l’instruction des jeunesclercs, et si S. M. s’en est départi, ce ne peutavoir eu lieu que par condescendance pour leclergé, qui prétendait que les moeurs de ces jeu-nes gens courraient risque d’être corrompuespar un commerce journalier avec la jeunesse quifréquente les collèges et les universités, c’étaitdonc abonder dans le sens du clergé que de créerun établissement spécial pour les élèves de cettecathégorie.
Mais la mesure fut tout autrement jugée par-le parti-prêtre: il la qualifia d’attentatoire à laréligion et l’assimila au séminaire général quel’empereur Joseph II avait dans le tems essayéd’établir , en un mot il ne négligea aucun moyende rendre le nouvel établissement odieux au pu-blic et annonça hautement sa résolution de re-pousser des séminaires les jeunes gens qui y rc-