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leur pays, le Roi pouvait fort bien ne pas accorder à ceux-là la sienne pour les rendre lesgardiens d’institutions auxquelles ils sont restésétrangers.
L’on pourrait objecter que si de jeunes gensont fait leurs études dans d’autres pays, la fauteen est plutôt aux païens qu’à eux: mais la
raison d’état ne saurait admettre cette excuse.
Pour ce qui concerne la création du collègephilosophique, il faut, pour bien juger savoir l’ar-rêté qui l’ordonnait, se rejiorter aux principesqui ont été de tout tems suivis, et le sont encoredans la plupart des états de l’Europe à l’égarddes jeunes gens qui veulent embrasser l’état ec-clésiastique. D’après ces principes, quiconqueveut devenir prêtre doit d’abord recevoir ceque l’on peut appeler son instruction civile,dans les collèges ou gymnases où sont reçus tousces autres jeunes gens pour s’y préparer à desvocations différentes. Après avoir acquis dansles établissemens les connaissances préliminairesréquises, les jeunes clercs sont tenus à se ren-dre à une université et à y fréquenter les le-çons des facultés de philosophie et de théo-logie, et seulement après y avoir fait preuved’un dégré d’instruction suffisant ils peuventêtre admis au séminaire.
Ces principes sont invariablement suivis danspresque tous les états catholiques ou mixtes de
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