39
fense (les mesures du gouvernement et soutinrentcontre celles de la congrégation une discussiontrès animée.
L’objet de cette discussion ayant fortement in-flué sur les destinées de notre malheureuse patrie,nous serons encore souvent obligés à y revenir;les observations que nous allons maintenant sou-mettre à nos lecteurs se rattacheront uniquementà la question de droit.
La faculté de surveiller non seulement, maisde diriger l’instruction publique a été de touttems pour les gouvernemens un droit incontes-table , et aucun, que nous sachions, n’a négligéde l’exercer. Le clergé y avait bien formé aussià diverses époques des prétentions, notammentle concile de Trente, surtout pour ce qui con-cerne l’instruction des jeunes clercs, mais dans laplupart des pays la puissance temporelle n’y aeu aucun égard, et le décret qui portait cettedisposition est resté sans promulgation, commecelui qui défendait , sous peine d’excommunica-tion , d’attrairc un ecclésiastique devant le jugeséculier. Les gouvernemens ont donc toujourssoutenu et avec raison, que l’instruction de lajeunesse intéressant au plus liant degré l’ordrepolitique, elle devait rester soumise à leur seuledirection. Par exception renseignement théo-logique est demeuré sous celle de l’autorité épis-copale et encore tous les gouvernemens sans