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que ne l’étaient ceux établis par le tarif précé-dent. Leurs vœux à cet égard étaient partagéspar beaucoup d’hommes qui, sans exercer uneindustrie eux-mêmes, s’étaient voués à l’étudedes divers systèmes d’économie politique qui ontété successivement publiés dans les derniers temps.
Ces hommes, sans être partisans de lois pro-hibitives, pensaient néanmoins : 1. Qu’il est d’unehaute importance pour la prospérité d’un pays delui assurer, autant que possible, les bénéfices dela main-d’œuvre, parce que la valeur des matièrespremières est un terme moyen avec celle des objetsfabriqués comme d’un à huit. 2. Qu’il est non seu-lement nécessaire dans l’intérêt de l’ordre et de lamorale publique d’occuper les classes ouvrières ;mais qu’il est avantageux aussi au trésor qu’au lieud’être à charge à la société, par le défaut detravail, les ouvriers puissent augmenter le nom-bre des contribuables, et employer une partiede leur salaire à l’acquittement des impôts.3. Qu’en conséquence faciliter l’importationdes produits étrangers , c’est nourrir les ouvriersdes autres pays aux dépens des siens propres etse priver de ressources financières plus ou moinsconsidérables pour concourir à l’alimentation destrésors d’autres états (1). 4. Que le meilleur
(i) L’Angleterre a donué et donne encore à cet egard de gran-des leçons, vendant le plus qu’elle peut de ses produits, achetantle moins que possible de ceux des autres pays et levant des taxesexorbitantes , au profil de son ticsor obéré, sur les objets qu’elle cnn-