35
système de douanes est celui d’une parfaite réci-procité et que le pays qui s’en écarte, pour fa-voriser l’importation d’objets qu’il produit lui-même, marche infailliblement à^sa ruine.
Nous avons cru devoir entrer dans les courtsdéveloppemens qui précèdent pour faire con-naître les raisons principales sur lesquelles sefondait la répugnance que l’on a éprouvée dansnos provinces à l’égard des nouvelles lois finan-cières. Nous avons déjà fait connaître que lesdroits d’entrée sur quelques objets, entre autresur les fers et les bouilles furent maintenus à untaux élevé. Nous ajouterons que plus tard, pourrémédier à l’état de détresse où l’agriculturese trouvait dans le midi par suite du bas prixdes céréales, le Roi s’empressa de proposer unimpôt sur les grains étrangers auquel les pro-vinces du Nord consentirent, quoiqu’il ne putqu’être très préjudiciable au commerce étenduqu’elles font de ces denrées.
Il est facile de se faire une idée de l’empres-sement avec lequel les feuilles publiques, prin-cipalement celles de l’ultra-libéralisme s’empa-rèrent des nouvelles lois de finances pour en faire
sent à laisser importer. Ainsi elle a su se rendre tributaires presquele monde entier et à se faire fournir par lui-même les moyens de letenir sous son joug et de nourrir sa nombreuse population ou-vrière toujours prêle a se livrer aux plus graves desordres quandelle n’est pas suffisamment occupée. Nous aurons plus tard en-core occasion de nous expliquer sur celte politique.
3 *