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existait pour l’exercice du culte et pour les pra-tiques extérieures, qui n’en sont pas insépara-bles, la plus grande liberté et il était pourvugénéreusement à ses besoins matériels, malgrél’état peu prospère du trésor.
Le sort des ministres des autels était incom-parablement meilleur qu’il ne l’était sous le pré-cédent gouvernement et même en France sousla restauration.
Les pensionnaires ecclésiastiques, vieux ou in-firmes , et en général les prêtres qui se trouvaientdans le besoin par suite de maladies ou d’au-tres malheurs, obtenaient en outre des secoursspéciaux du Roi.
Enfin un grand nombre de bourses fut accor-dé tous les ans aux séminaires, pour aider lesélèves peu fortunés à achever leurs études.
L’on devait donc croire que tant d’actes desollicitude et de générosité auraient inspiré auclergé et aux gens à sa dévotion, des sentimensdifférents de ceux qu’ils avaient manifestés aucommencement de l’existence de notre Royaume,et en effet aucun fait patent ne venait démentircette opinion.
Confiant dans cet apparent amendement, dé-goûtés d’ailleurs par les attaques brutales que l’ul-tralibéralisme ne cessait de diriger contre lui et àla tribune et dans ses feuilles, le gouvernement sedécida à faire des choix nombreux dans la nu-