impôt sur la mouture et l’abbattage; de rempla-cer par de nouvelles lois celles existantes sur lacontribution personnelle et mobiliaire, sur lesdistilleries et les brasseries, ainsi que sur lespatentes , et de réduire, saufs quelques excep-tions, le maximum des droits d’entrée sur lesproduits étrangers à six pour cent.
Ces diverses propositions répandirent l’alarmenon seulement parmi les contribuables méridio-naux , mais aussi parmi ces hommes qui, par uneaveugle et inexcusable opposition à toutes lesmesures financières précédentes, les avaient né-cessitées. Vainement ils sollicitèrent alors lemaintien du système de finances que, jusqu’àcette époque, ils avaient combattu avec une ar-deur qui tenait de la déraison : il était trop tard;le gouvernement ne pouvait plus rentrer dansune route, hors de laquelle les tribuns l’avaientsi violemment poussé.
Les nouvelles lois, après avoir été refuséesune première fois en partie, furent ensuite adop-tées dans leur ensemble.
A l’époque dont nous parlons, le parti ultra-montain ne s’était pas encore dessiné dans laseconde chambre , il y avait d’ailleurs alors peu desesmembres parmiles députés méridionaux, et ceuxqui y étaient se montrèrent pour la plupart lesennemis déclarés dulibéralisme outré, et soutinrentassez souvent le pouvoir contre ses attaques.