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avantageuses, les députés septentrionaux, dumoins une grande partie d’entr’ eux, eurent lagénérosité d’y consentir. Parmi les objets , quilurent successivement imposés à un taux consi-dérable, nous citerons: le fer, la houille, lestoiles, les étoffes de laine et de coton etc.; lesucre et le café furent également frappés d’undroit assez élevé, afin d’éviter la nécessité derecourir à des impôts qui pouvaient être fortonéreux à la partie méridionale.
L’on devait donc croire que les députés decette partie du royaume s’empresseraient de con-courir au maintien d’un système qui avantageaitévidemment leurs provinces au détriment decelles du Nord, et dont le perfectionnement étaitdans la pensée du gouvernement. Mais il n’enfut pas ainsi : les élections avaient fait arriverà la seconde chambre un certain nombre d’hom-mes appartenant au parti ultra-liberal, qui yformèrent dès leur entrée un parti d’oppositionsystématique, combattant avec obstination etvigueur , souvent avec violence, toutes les propo-sitions du gouvernement: C’est ainsi qu’un deces députés, à l’occasion de l’impôt proposé surle sucre, ne hésita pas à citer dans sa Philip-pique d’un ton de menace le sort de l’infortunéLouis XVI. Bien que les hommes de ce partiqui siégeaient à la seconde chambre ne s’y distin-gassent pas par des talens oratoires, et encore