traA r c leur avait procurée autrefois, et perdantde vue la révolution complète qui s’est opéréedepuis 40 ans dans les relations commercialesdu monde entier, espérèrent de faire renaîtreleur bien-être passé par une liberté à peu prèsillimitée du commerce.
I)’un autre côté les provinces industrielles dumidi, que le blocus continental avait mis en pos-session d’immenses avantages , craignant de voir,par suite du rétablissement de la paix, leurs l’a-bricats exposés sur nos propres marchés à uneruineuse concurrence avec les produits étrangers,réclamèrent un système de douanes, si non pro-hibitif, du moins assez restrictif pour assureraux divers objets de leur fabrication la préfé-rence dans l’intérieur du royaume.
Chacune de ces demandes prise séparémentétait sans doute très-juste ; mais il y avait im-possibilité absolue de les accorder toutes lesdeux, ou de satisfaire à l’urie d’elles, sans causerdes torts immenses à la partie du royaume dontle voeu aurait été écarté. Le gouvernementdut donc s’appliquer à trouver une issue à tra-vers ces intérêts opposés : Il est juste de direque le parti, auquel il s’arrêta, était plus avan-tageux au Midi qu’au Nord, et que nonobstantque le tarif proposé frappât d’impôts notablesplusieurs objets sur lesquels le commerce Hol-landais faisait précédemment des spéculations