constances malheureuses où nous nous trou-vions placés.
Il est évident, de tel côté que l’on examine leschoses, et quand même on supposerait laFranceunanime dans ses efforts , qu’elle était dans l’im-possibilité de résister à toutes les forces del’Europe conjurées contr’elle ; il fallait néces-sairement quelle succombât après une défenseplus ou moins longue, plus ou moins meur-trière, mais, dans tous les cas, excessivementdésastreuse pour elle. Les résultats décisifs dela bataille de Mont-Saint-Jean lui ont doncépargné, sinon tous les maux, au moins unegrande partie des calamités et des horreurs quil’auraient accablée , si elle était devenue lethéâtre d’une guerre active et sanglante.
Maintenant eh proie à la dévastation la pluseffrénée, elle serait foulée en tous sens par denombreuses armées qui se disputeraient ses dé-pouilles; le terrain, défendu pied à pied, neserait cédé que couvert de cadavres et des dé-combres des villages consumés par les flammes;les habitans, désespérés, abandonneraient enfoule leurs asiles à la discrétion de soldatsavides de rapine, et pour qui la destructionest un besoin insurmontable. Certes, dans cette
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