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(ailles, que de faire égorger des milliers d’hom-mes en les ruant sans calcul les uns sur lesautres. On ne peut cependant pas douter queBuonaparte n’ait donné, au Mont-Saint-Jean,la mesure de sa capacité, et il avait trop besoinde vaincre pour ne pas y déployer tous ses.moyens. Ainsi l’on se trouve après cela dansl’alternative, ou d’avouer qu’il ne doit qu’au ha-sard toutes ses victoires, ou qu’il était tombé endémence pendant la journée du 18 juin; carses combinaisons de ce jour ne peuvent passerpour bien conçues, qu’autant qu’on lui suppôtsera l’intention formelle de faire assassiner sonarmée; c’est au moins le jugement qu’en por-tèrent des officiers-généraux très-capables de lesapprécier, et qui même, ne pouvant revenir deleur étonnement ni contenir leur indignation,s’écriaient hautement pendant l’affaire : Maiscet homme n’y est plus! Que veut-il ? Il perd latête !
Cependant quelques-uns prétendent que ,mettant de côté tout ce qui a rapport aux dis-positions du terrain, la manière dont il dirigeases attaques et les mouvemens qu’il fit exécuter,offraient beaucoup de ressemblance avec cequi s’est passé à Marengô.; de manière que si
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