tout-à-coup, et au moment où les Anglais vic-torieux s’échappaient de leurs positions pourfondre sur nous, il était sorti de la terre unecolonne formidable commandée par un Desaix,il est très-probable qu’alors la chance auraittourné à noire avantage.
Tout le monde s’accorde à assurer que lors-qu'il vit l’affaire prendre une mauvaise tour-nure , il chargea , à la tête de la garde, avecune grande bravoure, qu’il eut deux chevauxtués sous lui , et qu’il se précipita plusieursfois au milieu des Anglais pour y chercher lamort. Çet acte de désespoir ne peut être re-gardé que comme un nouveau trait de folie, etloin d’infirmer la proposition émise sur l’impé-ritie de Buonaparte , il l’étaye au contraire denouvelles preuves5 il contribue puissamment àétablir, qu’incapable de rien prévoir pour seménager une retraite, au Mont-Saint-Jeancomme partout ailleurs , sa tactique s’est bornéà tout risquer pour enfoncer son ennemi : cequi rend compte des étonnans désastres qui ontconstamment signalé ses défaites.
On ne peut donc s’empêcher de déplorer lesort d’une armée livrée à la discrétion d’unhomme caractérisé par une aussi invincible.