poser l’intention d’en consommer la ruine to-tale , il ne serait pas difficile de trouver,dans la manière dont il opéra pendant cettecourte et malheureuse campagne, des faits pro-pres à appuyer fermement cette opinion ; maisil faut plutôt attribuer les fautes énormes qu’ilcommit à son impéritie, caractérisée par uneinsigne témérité, et sa manie incorrigible etbien connue de s’avancer toujours avec uneconfiance aveugle, sans plan et sans calculeraucune chance.
C’est bien évidemment d’après cette connais-sance du système de guerre, adopté et cons-tamment suivi par Buonaparte, queles générauxennemis lui tendirent le piège dans lequel ils’est précipité avec une si pitoyable sécurité;car quoiqu’en disent les bulletins étrangers,dans l’intention sans doute de rehausser lagloire de leurs généraux et le courage de leurstroupes, il est évident que la position de Mont-Saint-Jean avait été reconnue, désignée et pré-parée comme le lieu où l’on se proposait d’atti-rer l’armée de Buonaparte, et de lui livrerbataille.
Il fallait, en effet, être un Buonaparte qui ne«Jouta jamais de rien, pour 11e pas s’en aperce-: