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yoir. La retraite évidemment calculée des An-glais sur une position aussi forte ; l'opiniâtretéqu’ils mettaient à s’y maintenir ; la facilité qu’ilsavaient de masquer dans une immense forêt destroupes et de l’artillerie ; et, plus que tout cela,les redoutes et les batteries apparentes qu’ils yavaient élevées, auraient inspiré à tout autregénéral une défiance bien fondée , et lui eussentau moins fait craindre que cet emplacement, aulieu d’être une position de circonstance, n’eûtété disposé de longue main. Ce qui devait ser-vir encore à fortifier ce soupçon , c’était la cons-truction d’un observatoire en bois, qui avaitété élevé sur un monticule situé en avant de laforêt, d’où, avec de bonnes lunettes, on pou-vait découvrir tout ce qui se passait dans laplaine jusqu’à la Sambre, et qui, destiné sansdoute à servir de siège pour explorer nos mou-vemens, n’avait pu être l’ouvrage, de vingt-quatre heures.
Dans tontes les hypothèses, la prudencen-exigeait-elle pas qu’on cherchât à sonder leterrain et les dispositions de l’ennemi? Et le gé-néral le moins expérimenté pouvait-il faire lafaute d’attaquer sans se mettre d’abord en com-munication avec son aile droite, ou sans être
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