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privé de toute communication avec la droite del’armée, composée des corps du maréchal Groii-chy ; et, quoiqu’on s’attendît à les retrouver surla Sambre, on n’en avait eu aucune nouvellependant la déroute. On ignorait donc sur quelspoints ils s’étaient dirigés , et les bruits les plussinistres circulaient sur leur compte : on assu-rait que, n’ayant pas été instruits à temps del’issue de la bataille de Mont-Saint-Jean , ilsavaient été cernés de toutes parts par les alliés,dans les environs de Wavres, pendant la nuitdu 18 et la matinée du 19 , et que, n’ayant puopérer leur retraite, ils avaient été contraints demettre bas les armes et de se rendre à discrétionaprès une résistance opiniâtre : on mettait Van-damme au nombre des morts. Ainsi, d’après cesdonnées, qui, sans être absolument fondées, pa-raissaient très-vraisemblables , l’armée pouvaitêtre considérée comme totalement anéantie.
Elle avait donc cessé d’exister cette belle ar jmée française recréée de tant d’armées brillantesque Buonaparte avait déjà sacrifiées ! Il sem-blait que, furieux d’avoir vu échapper à sa ragequelques milliers de braves , ce monstre nefût sorti de son repaire que pour en dévoreres restes ; et si, en effet, l’on pouvait lui sup-