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blait de tomber. Arrivé aux portes de là ville ,fl supporta l’humiliation de se voir interrogé parune garde devant laquelle il déclina sa qualitéd’empereur , et qui ne le laissa pénétrer dansl’intérieur que quand il fut bien reconnu pourtel par le gouverneur, appelé pour constaterl’identité. Il entra donc , lui et quelques per-sonnes d’une suite plus que modeste, et les bar-rières se refermèrent aussitôt.
On donna, peu de temps après, là consigne defaire disperser les atlroupemens de soldats quise grossissaient à chaque instant autour et de-vant ies entrées de la ville. Le bruit s’étant ré-pandu parmi eux quelèur illustre empereur étaitenfin retrouvé et qu’il était dans là place, ilsregardaient comme leur devoir d’établir leurcamp autour de lui, et comptaient d’ailleursqu’au moyen dé sa protection la forteresse s’ou-vrirait enfin pour eux. Mais on connaît la pru-dence de Buonàparte : il jugea qu’un pareil ras-semblement pourrait attirer l’ennemi sur cepoint et faire découvrir son asile ; en consé-quence , il leur envoya l’ordre de continuer leurroute ; mais comme il avait, en grand général ,profondément analysé les moyens d’agir sur lemoral de sà troupe après une défaite, pour as-
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