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ën la livrant à l’anarchie et à une dissolutioiitotale.
Errant à l’aventure et sortant en foule desbois , des milliers de soldats isolés se répandentdans les campagnes et y portent l’alarme. Lesmalheureux habilans sont attérés d’apprendre;presqu’en même - temps que ses succès , la dé-faite irréparable de l’armée française , et de setrouver en proie à un ennemi qu’une victoireachetée de son sang devait rendre plus farou-che , au moment où ils se réjouissaient de voirle théâtre de la guerre s’éloigner d’eux. Partoutles places fortes ferment précipitamment leursportes ; et repoussant par la force les fuyards quise présentent pour s’y introduire , les obligentà refluer dans les communes circonvoisines oùils exercent toutes sortes d’excès.
C’est en sa qualité de fuyard et au milieu deleur foule épouvantée, que Buonaparte , con-fus et moins rassuré qu’eux tous , vint en sup-pliant demander l’entrée de Philippeville : ilavait besoin de la protection des remparts decette place pour se dérober à la poursuite activedes Prussiens, qui le traquaient avec une grandeattention, et qui avaient déjà lâché sur ce pointdes partis nombreux au milieu desquels il trem-