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Relation fidèle et détaillée de la dernière campagne de Buonaparte, terminée par la bataille de Mont-Saint-Jean, dite de Waterloo ou de la Belle-Alliance
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surer l’entière et prompte exécution de sonordre, il usa d’un petit stratagème dont la réus-site était immanquable. Quelques émissaires,sortis de la ville, accoururent vers le camp toutéperdus en criant : Hé ! sauvez-vous , voilà lesCosaques ; vite, voilà les Cosaques! On pensebien qu’il n’en fallut pas davantage, et que toutdisparut à l’instant.

Ce fut cette tourbe de malheureux expulsés *qui, avec l’accent du désespoir et oppressés dedouleur, répandirent au loin sur leur passagela /déplorable nouvelle que l’empereur étaitbloqué dansPhilippeville. La chose fut regardéecomme certaine , et personne sur les routes deMézières et de Laon, où ce bruit se propageabientôt, ne s’avisa de conjecturer que tout celan’était qu’une admirable combinaison, une rusede guerre d’une conception toute nouvelle ,imaginées par le grand homme , pour cacherla marche savante d’où dépendait son salut.

Mais, heureusement, le bruit funeste de cefatal évènement n’accabla pas long-temps les es-prits; et, après avoir passé quelques heures àPhilippeville , sa majesté en sortit, et se dirigeasur Mézières. La nuit s’approchait, lorsqu’ilpassa sons les murs de Rocroi, où l’on était